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Rwanda/ Télécoms : Kagamé anticipe la surveillance des étrangers par la biométrie

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Les sociétés de télécommunications, MTN et Airtel Rwanda ont révélé que d’ici la fin de l’année, les clients souhaitant enregistrer ou changer leurs cartes SIM devront être reconnus à l’aide de la biométrie. Ce nouveau développement est dû à l’augmentation des activités frauduleuses liées à l’utilisation de cartes SIM.

La biométrie comme solution à la sécurité nationale

l identification par système biométrique bientôt introduit au Rwanda

Dans une interview accordée à The New Times, Teta Mpyisi, senior Brand Manager en charge du Sponsoring chez MTN, a déclaré qu’ « Auparavant, les gens changeaient leurs cartes SIM sans que la compagnie exige  les cartes d’identité au moment de l’opération. Mais nous avons eu un exercice très complet au cours duquel nous nous sommes assurés que nos agents devraient désormais demander les cartes d’identité aux personnes qui changent leur cartes SIMS afin d’éviter l’attribution d’un même numéro a deux personnes ». Elle a également révélé que la décision d’utiliser la technologie biométrique répond au besoin de sécurité de l’enregistrement et des échanges de cartes SIM. En outre, cela faciliterait le processus, car les clients ne seront pas tenus d’utiliser le stylo et le papier traditionnels pour s’enregistrer car la documentation sera établie en ligne. De son côté, Airtel Rwanda envisage également d’introduire la biométrie dans l’enregistrement des cartes SIM et attend l’approbation de l’Autorité de réglementation des services publics du Rwanda (RURA).

« Les problèmes d’enregistrement et d’échange sont une préoccupation majeure pour Airtel. Nous travaillons en étroite collaboration avec les forces de l’ordre, pour aider le mieux possible les clients victimes de ces crimes. Et empêcher que ces crimes ne se reproduisent », a déclaré Gisele Umugwaneza, responsable de la réglementation chez Airtel. La fraude par carte SIM est un problème que le gouvernement rwandais essaie de résoudre depuis longtemps. Le gouvernement avait introduit l’enregistrement manuel de la carte SIM en 2013 dans l’espoir de minimiser le crime, mais cette solution n’a pas été efficace. En 2014, un résident du district de Kicukiro avait découvert que trois cartes SIM étaient attachées à son identité, alors qu’il n’en possédait qu’une. Ernest Nsanzineza, un autre résident du district de Rutsiro, a récemment été victime d’une fraude. Les criminels ont échangé le numéro de téléphone de son épouse et ont accédé à son application bancaire . Ils lui ont soutiré 2,5 millions de Frw de son compte en banque.

Quel objectif au-delà de la lutte contre la fraude ?

Le siège de l autorité rwandaise de régulation des télécoms

En 2017, RURA a publié une loi sur la réglementation de l’enregistrement des cartes SIM. L’autorité de régulation a également créé un sous-comité chargé d’étudier l’intégration de la biométrie dans les télécommunications. Celui-ci est à pied d’oeuvre pour déterminer les systèmes qui conviendraient à la fois aux opérateurs de téléphonie mobile et aux clients. Avec l’utilisation d’un système d’enregistrement biométrique sur carte SIM, le gouvernement disposera d’une sorte de base de données de ses citoyens, pour combattre la fraude et lutter contre la criminalité liée au secteur de la téléphonie mobile. Mais au-delà, un contrôle plus accru sur la surveillance des citoyens n’est pas à exclure. En réalité, le Rwanda anticipe le contrôle et la surveillance de tous les étrangers qui seront attirés par le nouvel eldorado. Notons que le pays a entamé, il y’a peu, une politique d’ouverture en direction des pays du continents. Paul Kagamé ne veut rien négliger en ce qui concerne la sécurité intérieure du pays. Surtout qu’un certains nombres de pays, dont la Côte d’Ivoire, n’ont plus besoin de visa pour se rendre dans le pays au Rwanda.

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