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Retour sur: Rosa Parks, l’icône Afro-américaine des droits civiques

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Rosa Parks, une icône de la révolution noire Américaine.

Nous sommes le 1er décembre 1955 dans l’Alabama, aux États-Unis d’Amérique. A bord d’un bus de Montgoméry, une jeune femme afro-américaine refuse de céder sa place à un homme blanc. Une scène des plus banales qui va prendre une dimension planétaire. Rosa Parks, la jeune femme dont il s’agit deviendra par la suite l’un des symboles de la révolution noire sur les terres américaines. Une race noire dans les entailles d’une ségrégation qui lui pèsera de tout son poids pour plusieurs décennies.

Le contexte de la lutte dans une Amérique séparatiste

Dès 1876, les États du sud des États-Unis instaurent les lois ségrégationnistes « Jim Crow » . Les Noirs vont donc croupir sous le poids de la discrimination. C’est l’heure à laquelle des lieux et services publics excluent la population afro-américaine, notamment des trains et des bus. Mais cette ségrégation ne s’arrête pas là. Elle impose la donne dans certains théâtres et restaurants. Il faudra alors attendre l’adoption de la loi sur les droits civiques le 2 juillet 1964 pour interdire toute forme de ségrégation dans les lieux publics. Même si les mentalités peinent à évoluer dans certains États, l’on assiste à une lutte symbolique non sans la verve et parfois de violences sur les noirs pour finalement faire appliquer le « Civil Rights Act ».

La vie de Rosa Parks

1er décembre 1955. Ce jour-là, à Montgomery, Rosa Parks couturière noire de 42 ans ne pouvait s’imaginer en empruntant ce bus que conduit James Blake, les évènements qui suivraient son refus de céder sa place à un passager blanc. Cette scène allait changer son destin et faire évoluer la société américaine en profondeur. D’ailleurs peu après, Rosa Parks va œuvrer toute sa vie à l’égalité des droits. Dans les années 1920, la fille de ce charpentier et de cette institutrice vit dans une ferme. Mais elle est entourée de son frère, sa mère et ses grands-parents. On peut dire que la vie ségrégationniste l’avait déjà formée à la lutte pour l’égalité.

« D’abord, j’avais travaillé dur toute la journée. J’étais vraiment fatiguée après cette journée de travail. Mon travail, c’est de fabriquer les vêtements que portent les Blancs. Ça ne m’est pas venu comme ça à l’esprit, mais c’est ce que je voulais savoir : quand et comment pourrait-on affirmer nos droits en tant qu’êtres humains ? Ce qui s’est passé, c’est que le chauffeur m’a demandé quelque chose et que je n’ai pas eu envie de lui obéir. Il a appelé un policier et j’ai été arrêtée et emprisonnée », dira-t-elle selon le site de s.o.s-racisme.

L’heure de la protestation et l’après- Montgomery

Martin Luther King alors âgé de 26 ans, lance avec l’aide des dirigeants de la communauté Afro-Américaine, une campagne de protestation non violente suivie d’un boycott contre la compagnie de bus de Montgomery . Un boycott qui s’étendra sur 381 jours. Finalement, le 13 novembre 1956, la cour suprême casse les lois ségrégationnistes dans les bus en les déclarant anticonstitutionnelles.

D’un geste pas prémédité, Rosa Parks contribue ainsi à la prise de conscience des Américains, et à la mobilisation de la population afro-américaine. Sur le sol de l’oncle Sam et dans le monde entier, elle devient un symbole. Une figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale et celle des droits civiques américains. Pour sa propre sécurité et ne trouvant plus de travail à Montgomery, Rosa quitte l’Alabama pour la Virginie. Puis elle s’installe dans la ville industrielle de Detroit, dans le Michigan.

Dans cet État, Rosa travaille de nouveau comme couturière. Mais plus pour longtemps car elle intègre l’équipe du démocrate Afro-Américain John Conyers. Rosa parks reste à la chambre des représentants des États-Unis jusqu’à sa retraite en 1988. Vers la fin de sa vie, elle fait face à des difficultés financières. Elle meurt le 24 octobre 2005 des suites d’une maladie dégénérative. Le président George W. Bush et toute la classe politique lui rendent un grand hommage.

source s.o.s racisme et la toupie

Mathieu Lévy

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