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Niger: Mahamadou Issoufou persiste pour l’alternance démocratique

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Une  nouvelle ère démocratique pointe sur l’Afrique subsaharienne. Il y’a quelques jours, le président du Niger a ravi tous ceux qui appellent de leurs vœux, à l’alternance politique dans les  pays africains. Après la République Démocratique du Congo (RDC), c’est au tour du Niger de marquer un pas important vers l’alternance politique. Après que le parti de Mahamadou Issoufou ait investi son candidat à la présidentielle de 2021, Mohamed Bazoum, le président du Niger vient de signer l’irréversibilité du processus dans son pays.

Une sortie empreinte de responsabilité et de patriotisme

Certainement une fausse note sur  la musique des chantres du doux rêve d’un 3e mandat. La déclaration du président du Niger a sans doute contrarié les présidents Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire et Alpha Condé de Guinée Conakry. Deux hommes qui semblent très tentés par un troisième mandat. Même s’ils ne l’ont pas encore ouvertement assumé, les manœuvres politiques dans leurs pays respectifs, en donnent tous les signaux. Le PNDS , parti au pouvoir a investi  Mohamed Bazoum comme candidat à la présidentielle de 2021, le 31 mars dernier, à Niamey. On parle là-bas de coalition de partis au pouvoir, comme ce fut le cas en  Côte d’Ivoire. Un contexte qui sert de garantie à l’engagement de Mahamadou Issoufou, de renoncer à un 3e  mandat.


Mohamed Bazoum, Candidat du parti au pouvoir pour la présidentielle de 2021

Le président du Niger rassure et signe l’alternance par sa dernière sortie lors d’un entretien avec le confrère Jeune Afrique: « J’ai beau cherché, je ne trouve aucun argument qui justifierait que je me sente irremplaçable…Pourquoi aurais-je l’arrogance de croire que nul ne peut me remplacer? ». Clairement, il évite ainsi au pays le risque d’une crise politique complexe, dans une région sous la menace permanente de groupes terroristes.  Si la Côte d’Ivoire n’est pas réputée pour sa démocratie, le Niger non plus n’est pas champion de la discipline. Mais le PNDS, parti au pouvoir au Niger, a réussi à maintenir sa cohésion jusqu’à la désignation de son candidat, Mohamed Bazoum, fidèle compagnon de Mahamadou Issoufou.

Mohamed Bazoum, choix de la fidélité politique pour Mahamadou Issoufou

« Bazoum », comme il est surnommé, a soutenu Mahamadou Issoufou dans tous les moments clés de sa carrière politique.

En Afrique la préparation d’un successeur est rare en politique. Les alliances politiques de compromis génèrent le plus souvent des bagarres entre ex-alliés. Un facteur qui fragilise la stabilité politique des pays. Si en RDC Joseph Kabila a pu négocier sa sortie avec Félix Tshissékédi, le pays n’en ressort pas plus démocratique qu’il ne l’était avec Joseph Kabila. Cependant, Le Niger a trouvé lui, les ressources internes pour éviter au président en exercice le virus de la tentation d’un troisième mandat. Faisant l’économie du tripatouillage de la constitution et d’hypothétiques défauts d’interprétation de celle-ci comme en Côte d’Ivoire. « Ma décision respectera la constitution et de ne pas me représenter est irrévocable… », avait martelé Issoufou. Il peut se le permettre car l’avenir, il l’avait anticipé, contrairement à ses paires ivoirien et guinéen. Mohamed Bazoum a été préparé pour succéder à Mahamadou Issoufou qui est à la fin de son second mandat.

Un homme qui a été mis en avant par le président sortant pour l’épurer au contact de la tâche. Ce que le président Alassane Ouattara ou Alpha Condé n’ont pas réussi à faire. Les réseaux de Mohamed Bazoum ont fait de lui l’une des personnalités nigériennes les plus influentes, même si ses détracteurs au sein de la société civile pointent ses dérives autoritaires.Très bon orateur, il a aussi su défendre avec verve les intérêts du Niger à l’étranger quand il était ministre des Affaires étrangères. Nommé ministre de l’Intérieur en 2016, « Bazoum », comme il est surnommé, a soutenu Mahamadou Issoufou dans tous les moments clés de sa carrière politique. Et le chef de l’État lui confie aujourd’hui les clés du PNDS pour 2021, a rapporté le confrère Moussa Kaka. Si le vœu de Mahamadou Issoufou est « la passation de charges entre deux présidents démocratiquement élus », sa victoire serait plus belle s’il transmettait les reines du pays à l’homme qu’il a préparé à sa succession, Mohamed Bazoum.

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