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France: « Agriculture innovante », le gouvernement finance un programme sur le bio-herbicide

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Plant Advanced Technologies a annoncé ce matin  l’octroi d’un financement exceptionnel par le cabinet du Premier ministre Édouard Philippe. Ce financement intervient  dans le cadre du concours national d’innovation « Programme d’Investissements d’Avenir III ». Un projet associant l’INRA et l’ITEPMAI, intitulé HerbiScan, entre dans la catégorie « Agriculture innovante » et vise à découvrir et développer de nouveaux herbicides d’origine végétale. Ils devront être en adéquation avec les enjeux de l’agriculture actuelle, (nouvelles molécules actives plus respectueuses de l’environnement). 

Des habitudes culturales aux lourdes  conséquences sur l’Agriculture

L’agriculture actuelle est encore étroitement liée à l’utilisation de substances synthétiques. Une pratique qui vise à limiter la prolifération des espèces nuisibles aux cultures. Premier pays agricole d’Europe, la France est le deuxième plus grand utilisateur européen de pesticides, tout comme la Côte d’Ivoire qui en a hérité. Parmi ces substances, les herbicides représentent près de la moitié des utilisations avec environ 28 000 tonnes / an.
Bien que les herbicides synthétiques utilisés jusqu’à présent aient permis des progrès considérables en agriculture au cours de la seconde moitié du XX e siècle, leur utilisation intensive a conduit à l’émergence de divers problèmes.

Des impacts sanitaires et environnementaux, la résistance conduisant à des traitements inefficaces et perte de qualité et de revenus pour les agriculteurs. Ce qui rend urgent de trouver des alternatives aux substances synthétiques.Cette situation pose le défi de découvrir de nouveaux herbicides qui devront être moins toxiques pour l’homme et l’environnement que les substances synthétiques, tout en conservant une efficacité significative pour la protection des cultures. De tels herbicides existent naturellement dans certaines espèces végétales, mais presque aucun n’a été mis sur le marché par la recherche publique et privée.

Un financement exceptionnel par le cabinet du Premier ministre Édouard Philippe

Partant de ce constat et inspiré de sa technologie Target Binding unique, permettant une découverte accélérée de nouveaux actifs, PAT a décidé de lancer son projet HerbiScan. Il permettra afin de découvrir des solutions en adéquation avec les enjeux actuels de l’agriculture. Selon Frédéric Bourgaud, directeur de recherche au PAT, l’ «HerbiScan, à travers son écran pour une alternative à l’utilisation répétée des anciennes substances phytosanitaires synthétiques, a pour objectif de contribuer à l’invention de nouvelles solutions en agriculture. Ce changement de paradigme ne sera possible que par de profonds changements et nous sommes convaincus que la protection des plantes peut être réinventée avec des produits respectueux de l’environnement. »

Plant Advanced Technologies a mis au point une technique de récupération non destructive des substances des plantes rares.

Ce projet collaboratif mené par PAT, utilise deux partenaires principaux pour l’identification de nouvelles structures chimiques herbicides. Il s’agit de l’INRA et l’ITEPMAI. HerbiScan vise à découvrir de nouvelles molécules à activité herbicide à partir d’extraits d’origine végétale, caractériser l’activité herbicide de ces molécules (efficacité et sélectivité) sur les mauvaises herbes cultivées en serre, déterminer les profils toxicologiques de ces nouvelles molécules afin de ne retenir que celles ayant un profil favorable, valider par des essais sur le terrain sur les grandes cultures les effets herbicides précédemment observés pour les molécules à sécurité toxicologique.

Pour sa part, Thomas Regnault, chef de projet PAT HerbiScan, a insisté sur le potentiels des plantes, qui renforce la pertinence du projet. En effet, «Les plantes sont un réservoir remarquable de nouvelles molécules au potentiel herbicide peu exploité jusqu’à présent. Il reste encore de nombreuses plantes à étudier et donc de nouvelles substances avec de nouveaux modes d’action à découvrir, le tout soutenu par la technologie innovante déployée au PAT», a-t-il précisé. Outre le financement du gouvernement français, PAT est enregistrée sur EuroNext GrowthTM Paris, afin de mobiliser via la bourse les fonds nécessaires aux déploiement du projet.

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